Nous parlons de la McLaren électrique depuis des années, précisément depuis 2020, lorsque la marque anglaise a annoncé la transition de toute la gamme d'ici 2030. Mais il y a quelques jours, le PDG Michael Leiters est revenu sur le sujet...

S'adressant au magazine Autocar en marge du Sommet de l'édition 2024 de la "Society of Motor Manufacturers and Traders", le numéro 1 de la marque britannique révèle : "Nous avons lancé un programme d'ingénierie", mais "il reste encore beaucoup à faire." Qu'est-ce que cela veut dire ?

Une vraie McLaren et une vraie Supercar

C'est très simple : les technologies actuelles, notamment celles liées aux batteries, ne permettent pas d'atteindre les standards de performances et de dynamique des McLaren et davantage de recherche et de développement sont nécessaires, comme l'a résumé Leiters :

"Nous devons rester fidèles à notre ADN. Nos supercars sont légères et aujourd'hui elles ne pourraient pas l'être avec un moteur électrique. Un véhicule ne peut pas être qualifié de supercar s’il pèse 2 tonnes et possède 2 000 chevaux. Il faudra du temps pour trouver les bonnes solutions et nous devons étudier les cellules, le mélange de matériaux, les systèmes de fabrication, etc. Il faut beaucoup de science."

La McLaren Artura est la première supercar hybride plug-in de la marque britannique

Pas facile de convaincre

Et les obstacles ne s'arrêtent pas là, car il faut ensuite convaincre les clients, souvent sceptiques quant aux projets de supercars électriques, et créer une chaîne d'approvisionnement en batteries, un secteur où "il est difficile de trouver un fournisseur qui respecte les règles d'origine. Le chemin est donc long, avec la Chine en tête, même si nous rattrapons notre retard."

D’où l’appel lancé à la politique britannique : "C'est une stratégie industrielle claire, tirée par des investissements dans la chaîne d’approvisionnement, qui n’est pas prête et qui nécessite davantage d’investissements." Le résultat, en fin de compte, serait bénéfique pour tout le monde d'après le PDG :

"Il existe une opportunité en or de se concentrer sur les voitures hautes performances, car nous avons montré par le passé qu'il était utile de se focaliser sur ces technologies."