Quand Saab a mis la clé sous la porte au début des années 2010, New Electric Vehicle Sweden (NEVS) a racheté ses actifs. Le nouveau propriétaire a d'abord travaillé sur une déclinaison électrique de la Saab 9-3, renommée NEVS 9-3EV. Elle offrait 175 chevaux et 300 km d'autonomie et les premières livraisons ont débuté fin 2018, mais elle n'a jamais été produit massivement.

Au début de l'année suivante, le groupe Evergrande, basé en Chine et déjà propriétaire de Farady Future, a racheté la majorité des parts de NEVS, avant d'en prendre le contrôle total en 2020. Evergrande a fait face à des difficultés financières et a voulu céder NEVS, qui a été placé en "mode hibernation" pour éviter la faillite, et a licencié 95% de ses employés.

NEVS avait néanmoins la volonté de montrer ses capacités techniques et a ainsi dévoilé l'un de ses projets, l'Emily GT.

L'équipe d'anciens ingénieurs de Saab qui travaillait chez NEVS était déterminée à créer une voiture électrique différente des autres. Avec sa gigantesque batterie de 175-kilowatt-hour, la NEVS Emily GT vise les 950 km d'autonomie, un objectif tout à fait réaliste.

Mais l'autonomie n'est pas sa seule force. L'Emily GT dispose de quatre moteurs, installés sur chacune des quatre roues et pouvant chacun développer 120 chevaux, soit 480 au total.

C'est surtout le couple qui est impressionnant : l'Emily GT dispose d'un véritable contrôle vectoriel du couple, une sorte de différentiel amélioré qui offre un meilleur comportement à la voiture. Placer les moteurs à l'intérieur des roues peut en plus améliorer l'efficacité, en réduisant les frictions mécaniques.

La NEVS Emily GT a ainsi démontré qu'il était possible d'associer performance et efficacité... mais ce modèle n'est aujourd'hui pas une réalité sur le marché.