C’est lors de la séance plénière du mercredi 8 juin à Strasbourg que les eurodéputés ont validé le texte conditionnant la régulation des émissions de C02 des véhicules, dans le cadre du plan climat de l’Union européenne.

Un texte approuvé par une (petite) majorité de 339 voix pour, face à 249 voix contre et 24 abstentions.

Dans le même temps, le texte a rappelé les objectifs intermédiaires de Bruxelles concernant la diminution des émissions de CO2 dans le temps : réduction de 15% des émissions issues de l’automobile en 2025, de 55% à l’horizon 2030. puis enfin de 100% en 2035.

Mais la validation de ce texte a fait l’objet d’une âpre bataille au sein de l’hémicycle, un amendement du PPE (droite Pro-Européenne), ayant soumis une proposition de réduction de 90% des émissions automobiles en 2035 au lieu d’une interdiction totale à cette échéance. Ce qui aurait laissé la porte ouverte à la vente, en petit volume, de véhicules thermiques, ou hybrides. Un amendement finalement écarté de peu.

A contrario, le Parti écologiste a tenté d'avancer la disparition du thermique à 2030, sans plus de succès.

Il s'agit là d'une nouvelle étape dans le sens de la disparition progressive des véhicules thermiques, les 27 pays membres de l’Union devant désormais se concerter, en accord avec le Conseil de l'Europe, pour finaliser une position commune, et définir les modalités d’application dans chaque état.

Des états pour lesquels l'un des principaux enjeux constituera notamment le développement des points de charge rapide sur leurs réseaux routiers, et urbains.