Le pilote X44 revient sur sa première course en Extreme E.

Au début du mois d'avril, Sébastien Loeb a pris part à une nouvelle aventure en sport automobile en rejoignant l'Extreme E, un nouveau championnat de SUV tout-terrain 100% électriques.

La baptême du feu du nonuple Champion du monde des Rallyes n'a pas été de tout repos. Au terme de la première épreuve de la saison inaugurale, en Arabie Saoudite, Loeb et son équipière Cristina Gutiérrez se sont hissés jusqu'en finale mais un problème technique les a privé de la victoire.

Classé troisième, le Français revient sur son parcours. Dans un message publié sur son site internet, Loeb apporte quelques pistes d'améliorations pour une discipline encore en balbutiement.

"Sur ce type de terrain dans le désert, le format des phases finales est à améliorer pour pallier les problèmes de poussière", avance-t-il. "Les qualifications ont été vraiment sympas à disputer et à regarder, je pense. Il y avait de la bagarre et du suspense. En étant tout seul sur la piste, nous pouvions nous exprimer et ça tenait tout le monde en haleine !" 

"Pour les phases finales, dans ces conditions, tout se jouait sur le départ. C'était clairement frustrant mais c'était la première épreuve et je suis sûr que des évolutions vont intervenir pour rendre la part belle au spectacle et au sport. Là, en plus des reconnaissances, du shakedown et des manches qualificatives, le parcours était le même en demi-finale et en finale et donc, nous roulions tous au par cœur et il n'y avait inévitablement qu'une seule bonne trajectoire."

Spécialiste des machines taillées pour les terrains difficiles, Loeb a découvert un nouveau véhicule, le Spark ODYSSEY-21. Ce SUV zéro émission de 400 kW (environ 550 ch) au comportement difficile a piégé de nombreux pilotes au cours du premier week-end de course, comme l'explique Loeb.

"La voiture est sympa à piloter, le moteur électrique répond bien", se réjouit le pilote X44. "Mais comme pour tout nouveau véhicule de compétition, il faut du développement et des évolutions. Il y a notamment du travail à faire sur les amortisseurs car la voiture reste piégeuse à piloter, nous l'avons vu aux dépens de plusieurs pilotes."

"Il faut savoir que nous avons tous exactement la même voiture et que seul le fabricant peut apporter des évolutions. L'équipe n'a que très peu de levier pour adapter la voiture à notre pilotage et tenter de la rendre plus performante que les autres, c'est bien pour l'équité."

La prochaine manche du calendrier d'Extreme E se tiendra entre le 29 et le 30 mai au Lac Rose, au Sénégal.