Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, s'est brièvement exprimé concernant le secteur automobile et la gestion de l'après-crise.

Tous les membres du gouvernement font actuellement face à la crise sanitaire qui bouleverse le monde. Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, s'est exprimé il y a peu sur les antennes de nos confrères de chez BFM TV concernant les différents leviers possibles pour faciliter la reprise des activités. Cela passera par de nombreuses aides évidemment, fiscales dans un premier temps, notamment dans le secteur de l'automobile, un secteur fortement impacté ces dernières semaines et qui reprend vie peu à peu.

"Il faudra relancer l’activité. Vous me parlez de quelqu’un qui voudrait changer sa voiture : vous avez parfaitement raison. S’il n’y a pas à un moment donné une incitation à la demande et à la consommation d’un certain nombre de ménages, et bien, il y a fort à parier que les ménages seront prudents et garderont leur argent sur leur livret A, leur livret de développement durable ou sur leur compte à vue et ne seront pas incités à renouveler leur véhicule", a précise le ministre de l'Économie.

Renouveler sa voiture, certes, mais pas par n'importe quelle voiture"Pourquoi ne pas envisager, par exemple, une incitation à acheter un véhicule électrique pour qu’il y ait à la fois redémarrage de l’économie et une relance de la croissance, mais une croissance durable, verte, qui soit plus protectrice de notre environnement ?", a poursuivi Bruno Le Maire.

Quelles formes pourraient prendre ces aides ? Pour le moment, le gouvernement a certainement quelques idées mais aucune n'est privilégiées pour le moment. S'agira-t-il du retour à l'ancienne grille de bonus écologique, plus généreuse que l'actuelle ? Une nouvelle Prime à la conversion qui ratisse plus large ? Dans tous les cas, ces nouvelles aides vont se centrer sur des véhicules plus vertueux, sans doute électriques, une bonne nouvelle pour les constructeurs qui, aujourd'hui, voient leurs carnets de commandes proche de zéro et qui devront, visiblement, bien remplir les objectifs CO2 fixés par Bruxelles en 2020, même si un moratoire est actuellement en train de se mettre en place.