Les espèces naturelles locales, dont certaines sont en danger, doivent d'abord être délogées avant de débuter la construction.

Du côté de Berlin, en Allemagne, la Gigafactory 4 prend doucement forme. Un peu trop doucement certainement pour Elon Musk, le patron de Tesla, qui doit composer avec de nouvelles difficultés rencontrées sur le chantier de son usine européenne. En effet, après les obus de la Seconde Guerre mondiale retrouvés sur le terrain, c'est maintenant au tour de la faune locale de bloquer l'avancement des travaux. Tesla va devoir se confronter aux lois allemandes et faire en sorte de sauvegarder des espèces protégées parmi lesquelles figurent les oiseaux, les chauves-souris mais également les fourmis. Des espèces sur la liste des animaux en danger en somme. Au-delà des espèces, des réserves d'eau aux alentours sont également menacées.

Avant de débuter les travaux, l'entreprise américaine devra donc se charger de déloger les espèces en danger. Pour ne rien arranger aux affaires de Tesla, un tribunal allemand a demandé à la marque d’arrêter temporairement la déforestation préalable à la construction du bâtiment dont l’inauguration est prévue pour 2021. Rappelons que Tesla avait reçu l’autorisation d’enlever des arbres sur une surface de 92 hectares. Une plainte a également été déposée par l’association "Gruene Liga Brandenburg" afin de dénoncer la déforestation qui a actuellement lieu sur l'emplacement supposé de l'usine.

Le 25 janvier dernier, Elon Musk précisait sur Twitter à ce sujet que : "La Gigafactory de Berlin assemblera des véhicules propres en utilisant de l’énergie propre, l’impact net sur l’environnement sera donc extrêmement positif", tout en minimisant également l'impact de la déforestation. "Ce ne sont pas des arbres naturels, ils ont été plantés pour fabriquer du carton et seulement une petite portion sera rasée pour la Gigafactory 4."

Si Tesla aurait à y perdre si la Gigafactory 4 ne voyait pas le jour, l'Allemagne également puisque cette usine devrait permettre de créer des milliers d'emplois. À terme, la Gigafactory 4 devrait permettre d'assembler 500'000 voitures destinées essentiellement au marché européen, et ainsi minimiser les importations de véhicules venant des États-Unis, comme c'est le cas actuellement. Pour le moment, Tesla ne semble pas découragé par la complexité les travaux, même s'ils devraient prendre du retard. Une chose est sûre, la Gigafactory 4 devrait mettre beaucoup plus de temps à sortir de terre que la Gigafactory 3 construite en Chine.