La marque serait actuellement en train de s'interroger sur l'avenir de son petit roadster.

Mazda commence peu à peu sa transition énergétique, mais d'une manière peut-être plus habile que d'autres. Effectivement, au lieu de retirer toutes leurs billes du thermique, la firme japonaise innove, à l'image du nouveau moteur Skyactiv-X, un bloc de 180 chevaux qui allie les performances d'un essence avec les avantages du diesel. Dans les faits, cela nous donne, sous certaines configurations, des voitures qui rejettent aux alentours de 100 g/km de CO2, permettant ainsi de rentrer dans les clous et de répondre favorablement aux attentes à court terme du législateur. Mazda s'intéresse également à l'électrique, et nous en avons eu un premier aperçu avec la nouvelle MX-30, une sorte de petit SUV 100 % électrique avec un prolongateur d'autonomie.

Des questions toujours en suspens

Mais pour arriver aux objectifs environnementaux fixés par les pouvoirs publics, Mazda doit plus globalement s'attarder sur toute sa gamme, y compris les modèles les plus "confidentiels". Même si la cinquième génération de MX-5 pourrait échapper à l'électrification, Mazda prend toutefois en compte les changements à venir et n'exclut pas quelques modifications, en témoignent les propos d'Ichiro Hirose, le directeur de la recherche et du développement, qui a déclaré à nos confrères de chez Autocar : "L'allégement et la taille compacte sont les éléments essentiels de la MX-5. Même si nous lui appliquons un moteur électrique, nous devons nous assurer que la voiture restera légère".

Que souhaitent les clients ?

Ikuo Maeda, le directeur du design chez Mazda, a également précisé que les opinions changeantes du public constituaient aussi un élément déterminant concernant le futur moteur qui pourrait être utilisé : "Les préférences des personnes qui aiment conduire des voitures de sport pourraient changer, nous devons donc réfléchir à la direction que nous prendrons", a-t-il déclaré. "Nous rechercherons le meilleur groupe motopropulseur pour conserver un poids contenu, nous devons explorer différentes options. Je n'ai pas de réponse pour le moment, mais nous devons fabriquer un véhicule que les gens peuvent posséder sans craindre d'être la cible du législateur puisqu'elle ne répond pas aux nouvelles normes environnementales".

Des ventes en hausse en France

À titre indicatif, en France, depuis le début de l'année, la Mazda MX-5 continue sur sa belle lancée et s'est écoulée à 1143 exemplaires. C'est plus que sur toute l'année 2018 où la MX-5 avait trouvé 976  acquéreurs au total, soit trois fois plus que sa cousine technique, la Fiat 124 Spider. Preuve que l'engouement autour des petites voitures plaisir est toujours présent, malgré un législateur qui se veut de plus en plus hostile envers l'automobile.

Galerie: Essai Mazda MX-5 30ème Anniversaire