Le réseau continue de se déployer et devrait atteindre les 400 stations de recharge en Europe d'ici l'année prochaine.

À l'occasion du Salon de Francfort, Ionity, le réseau de recharge ultra-rapide européen, a présenté un nouveau type de borne de recharge avec quelques évolutions, et surtout un nouveau type de facturation. Une évolution logique qui va dans le sens du déploiement rapide du réseau partout en Europe. Effectivement, rappelons que la toute première station Ionity date seulement de l'an passé, et plus précisément du mois d'avril 2018. Quasiment un an et demi plus tard, Ionity compte désormais près de 200 stations de recharge à travers l'Europe. L'objectif des 400 stations en service  dont 80 en France, dès 2020 devrait être rempli à ce rythme. Rappelons que Ionity est une coentreprise entre BMW, Mercedes-Benz, Ford, Audi, Porsche ou encore, plus récemment Hyundai. Elle a pour but de créer un réseau de recharge rapide et homogène à toutes les marques du consortium, mais aussi pour l'ensemble des voitures électriques d'une manière générale, dès lors qu'elles sont équipées de la prise adéquate.

Un nouveau design et un halo lumineux

Ces nouvelles bornes, pouvant délivrer jusqu'à 350 kW, bénéficient d'un tout nouveau design avec une sorte de halo de lumière qui surplomb l'équipement à 2,6 mètres de hauteur. Il pourra changer de couleur pour informer les usagers sur l'état de la borne ou encore du niveau de la batterie. Il permettrait aussi de mieux visualiser l'emplacement des bornes sur les airs d'autoroute. L'écran a aussi été modifié et à l'air, d'une manière générale, plus simple d'utilisation. Le processus de lancement de la recharge est strictement identique aux anciennes bornes : le client branche son véhicule et procède au paiement via une carte d'opérateur ou bien par carte bancaire grâce au site mobile de Ionity. Techniquement, la borne peut fonctionner à une température ambiante située entre -35 à 50 degrés. Elle est aussi capable de délivrer une tension entre 200 et 920 volts à une intensité maximale de 500 ampères. Ces bornes sont fabriquées par Tritium, une entreprise australienne, et l'industriel ABB.

Une énergie 100 % renouvelable

Concernant la facturation, celle-ci va également évoluer même si nous ne connaissons pas les tarifs définitifs. Ils devraient varier évidemment en fonction des pays. Bonne nouvelle toutefois, le forfait unique de huit euros à chaque branchement disparaîtra. La recharge sera facturée au kWh, c'est-à-dire à la quantité d'énergie délivrée. L'approvisionnement en électricité du réseau de recharge va aussi évoluer puisqu'il s'agira désormais d'énergie 100 % renouvelable. En France, par exemple, il s'agira d'un petit distributeur, à savoir Enalp, qui délivrera une énergie d'origine hydraulique en partenariat avec la Compagnie Nationale du Rhône (CNR).

Connecteur Combe CCS toujours de vigueur

Ionity précise également avoir facilité le maniement du câble de recharge, souvent jugé trop lourd et peu pratique par certains utilisateurs. De ce fait, les bornes sont équipées d'un filin rétractable permettant de soutenir le câble. Au bout de ce câble, vous retrouverez une prise standard, à savoir un connecteur Combo CCS. Il sera possible de recharger bientôt n'importe quelle voiture électrique, notamment la nouvelle Tesla Model 3 qui bénéficie de ce type de branchement dans sa version européenne. La Renault Zoé a aussi adopté ce système récemment. Seule la Nissan Leaf fait encore de la résistance, tout comme les Tesla Model S et Model Y. À ceci près que ces deux dernières bénéficient du réseau Superchargeur propre à Tesla.