L'explosion du marché se confirme !

Bien que la voiture électrique ne représente aujourd'hui que 2 % des ventes de voitures en France, et que moins d'une voiture sur 100 soit électrique sur les routes de l'Hexagone, l'ère du véhicule 'zéro émission' est désormais à nos portes, comme l'explique le site Consumer Reports, en prenant comme exemple le marché américain, avec des chiffres et des faits qui peuvent largement s'appliquer au marché européen pour en tirer des conclusions similaires.

Le premier chiffre avancé est une prévision, mais il confirme l'évidence : les voitures électriques devraient représenter 7,5 % du marché américain en 2025, contre 1,7 % aujourd'hui ; en Europe, on devrait passer à 7 % dès 2021 ou 2022. Des chiffres qui peuvent paraître encore faibles, mais qui concerneront une technologie qui aura alors moins de dix ans de démocratisation, puisque l'on pouvait compter sur les doigts d'une main les véhicules électriques disponibles à l'achat il y a trois ans, et que ceux-ci avaient en majorité une autonomie inférieure à 300 km.

Aujourd'hui, de nombreux véhicules électriques sortent avec une autonomie de 400, 500, voire 600 km et on en attend une quinzaine supplémentaires l'an prochain. L'offre 'zéro émission' va tripler dans les deux prochaines années, et l'intérêt du public est tout aussi exponentiel, puisqu'un sondage a récemment révélé que 36 % des acheteurs potentiels de voitures pour les mois et années à venir réfléchissaient à opter pour un modèle électrifié.

Plusieurs solutions avec l'électrique, mais pas d'alternative

Bien sûr, ces décisions et cette tendance n'ont rien d'étranger aux lois présentes et futures destinées à accompagner la transition écologique et énergétique, puisque les constructeurs vont devoir réduire drastiquement les émissions polluantes de leurs gammes, tandis que les aides à l'achat de voitures récentes et non polluantes sont largement soutenues par les gouvernements. Le durcissement des lois va de toute évidence aller dans le sens de l'électrique, aucune autre technologie verte n'étant aujourd'hui aussi développée.

Bien sûr, l'automobile électrique reste encore chère aujourd'hui, mais le cercle vertueux dans lequel elle s'apprête à rentrer lui permettra rapidement de devenir plus compétitive. En effet, plus de ventes signifieront plus de production, et une réduction des prix. La réduction des prix permettra quant à elle des ventes en hausse, entraînant donc le marché. De même, la fabrication des pièces en plus grand nombre entraînera la diminution du prix des éléments en question, menant à la réduction du prix global des modèles. Et il en ira de même pour les infrastructures, qui se développeront plus vite à mesure que le marché évoluera.

Dès lors, aucune autre alternative ne peut, en l'état, rivaliser avec l'électrique pour les tendances à suivre. Bien évidemment, l'automobile neuve n'est pas la seule solution puisque le gouvernement travaille en ce moment à autoriser le rétrofit, c'est-à-dire la conversion d'anciennes voitures à l'électrique, afin de rendre le 'zéro émission' encore plus abordable. En revanche, avec des prix d'appels à 80'000 euros et 25 stations de recharge sur tout le territoire français, l’hydrogène reste pour l'instant une solution de niche, d'autant que les travaux sur la dépollution de la voiture électrique en feront une alternative plus propre que l'hydrogène dans les prochains mois ou les prochaines années.

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