Après les utilitaires et les pick-ups, Volkswagen et Ford devraient élargir leur alliance à l'électrique.

Après un premier accord en début d'année concernant un partage de savoir-faire pour les véhicules utilitaires et les pick-ups, c'est une nouvelle alliance stratégique qui devrait voir le jour. En effet, comme énoncé précédemment, Ford et Volkswagen réfléchissent à un partenariat concernant les véhicules électriques et, d'une manière plus globale, au niveau des technologies autonomes également. Aujourd'hui nous apprenons, via Reuters, que les deux partis avancent bien à ce sujet et auraient d'ores et déjà défini un accord autour d'une alliance technologique. Selon une source proche du dossier, l'accord porterait sur le partage de la plateforme MEB du groupe Volkswagen avec le constructeur américain.

"Le conseil de surveillance du constructeur allemand doit débattre d’un approfondissement de l’alliance avec Ford lors d’une réunion jeudi prochain", précise une source proche du dossier. Volkswagen, par l'intermédiaire de son porte-parole, a refusé de s’exprimer sur les détails de l’alliance mais a déclaré que les discussions avec Ford progressaient bien. Du côté de Ford, une porte-parole a déclaré : "Nos discussions avec Volkswagen se poursuivent. Les discussions ont été productives dans un certain nombre de domaines. Nous partagerons de nouvelles informations lorsque les détails seront plus solides."

Si Volkswagen tient la corde concernant l'électrique, du côté des technologies autonomes, c'est le constructeur américain qui pourrait apporter une plus-value, notamment avec sa branche Argo AI, spécialisée dans le développement de la voiture autonome. En vue d'un éventuel partenariat, Volkswagen a même mis fin à son alliance avec la start-up américaine Aurora il y a un mois. Volkswagen devrait ainsi grimper au capital d'Argo AI pour poursuivre ses développements technologiques. L'alliance avec Ford a aussi pour but de contrebalancer sa "dépendance" au marché chinois, parfois instable comme l'a expliqué le patron du groupe allemand, Herbert Diess : "Nous sommes aujourd'hui un groupe fortement lié à la Chine, et il nous faut un contrepoids. Sans engagement fort aux États-Unis, nous risquons, dans un contexte de conflits commerciaux, de nous retrouver dans une situation sans issue"

'