Le record du mois de mars n'a pas été battu.

Le marché automobile français des véhicules neufs a enregistré une baisse de 8,4 % par rapport même mois de l'année 2018 (en données brutes). Après un record des ventes des véhicules électriques au mois de mars 2019, ce segment de marché a failli battre son propre record au mois de juin dernier. Il s'en est vendu 4497 véhicules électriques, ce qui ne représente que 1,95 % des ventes. Les volumes sont encore faibles, dans un marché automobile qui a écoulé près de 231'000 exemplaires (en comptabilisant les électriques et les thermiques).

Les ventes des véhicules hybrides se portent un peu mieux, avec près de 10'000 immatriculations. En revanche, les véhicules hybrides rechargeables peinent à trouver des clients, on comptabilise seulement 1348 immatriculations le mois dernier. Ce sont les véhicules thermiques à essence qui dominent les débats, tandis que les véhicules diesel ont reculé et ne représentent plus que 34 % des ventes. 

La France est le troisième pays pour les véhicules électrifiés. Sur les cinq premiers mois de l'année 2019, 22'500 voitures "vertes" ont été écoulées en France. Au même moment, 40'000 véhicules de ce type ont trouvé preneur en Allemagne, et 35'000 en Norvège. 

Ces données montrent que l'électrique est en train de poursuivre petit à petit son expansion en Europe et en France, mais le moins que l'on puisse, c'est que les véhicules thermiques ont de beaux jours devant eux. Dans un récent tour de table, l'un des responsables de BMW a confié que les véhicules électriques n'intéressaient personne, et que si les constructeurs proposent ces véhicules, c'est pour se conformer aux exigences des gouvernements. Pour que les électriques fassent une percée, les aides de l'État devront être plus incitatives pour encourager les clients à délaisser les véhicules thermiques. Mais pour le moment, les véhicules électriques coûtent encore assez chers, et l'autonomie est inférieure à ce que peut proposer un véhicule diesel par exemple.