"Ce premier groupe de qualifications, ça te tue, mec."

Antépénultième course de la saison 2018-19 de Formule E avant la double manche de New York, l'E-Prix de Berne a lieu ce week-end et pourrait déjà départager les candidats au titre. Ils sont cinq à pouvoir s'emparer de la première place du championnat ce week-end, à savoir Jean-Éric Vergne (102 points), Lucas di Grassi (96), André Lotterer (86), António Félix da Costa (82) et Robin Frijns (81). Pas moins de 29 unités sont en effet disponibles en Suisse – 25 pour la victoire, trois pour la pole position et une pour le meilleur tour en course.

La lutte pour le titre a été pleine de rebondissements cette saison, avec un fauteuil de leader qui a changé d'occupant à quasiment chaque épreuve, et lorsque nous interrogeons António Félix da Costa sur cette bataille, l'intéressé répond pour InsideEVs : "Ça se présente bien ! Nous devons rattraper 20 points sur JEV, ce qui n'est jamais facile. JEV est très rapide, et il n'y a pas que lui : Lucas et André sont également devant nous. Mais nous avons une voiture rapide, nous sommes très performants. Je suis convaincu que cela reste très ouvert, et j'ai dit à mon équipe de continuer à y croire et à travailler dur, c'est ce que nous faisons. Je crois vraiment que nous avons notre chance."

Félix da Costa n'a pas eu la tâche facilitée par sa présence constante dans le Groupe 1 des qualifications, qui regroupe le top 5 du classement général, avec les moins bonnes conditions de piste (ce qui a fait polémique cette saison !), même s'il pouvait difficilement mieux tirer son épingle du jeu dans ce contexte. À tel point que quand nous lui demandons si cette victoire lors du premier E-Prix de la saison à Ad Diriyah était une malédiction, le pilote BMW i Andretti indique : "J'y réfléchis pour l'an prochain. D'une certaine manière, oui, car ce premier groupe de qualifications, ça te tue, mec. Ça te handicape pour la course."

"En essais libres, quand je fais un tour rapide, je suis dans le top 3 neuf fois sur dix. Mais en qualifications, sur neuf courses, j'ai été premier six fois [cinq en réalité, ndlr], mais cela signifie qu'il faut partir onzième, douzième ou neuvième, et sur ces circuits-là, c'est dur de dépasser. C'est dommage, mais rien ne sert de se plaindre. Tout ce que nous pouvons faire désormais, c'est aller de l'avant. Nous sommes tous dans le même groupe désormais, donc c'est le moment de faire mes preuves."

Félix da Costa fait en tout cas preuve d'un bel optimisme pour l'avenir, dans un contexte où Andretti était dernier du championnat en 2017-18 mais a désormais l'une des monoplaces les plus compétitives du plateau pour sa première saison en tant qu'écurie d'usine BMW. "BMW comprend que nous pouvons faire encore davantage. C'est leur première année, nous ne nous débrouillons pas si mal pour une première année. Je vois forcément les choses s'améliorer à l'avenir", conclut le Portugais.