L'objectif, c'est bien évidemment de réduire les coûts de développement.

Aujourd'hui considérée comme inévitable, la marche vers l'électrification des véhicules pose de gros défis financiers aux constructeurs. Certains font d'ailleurs le choix de s'unir pour ne pas avoir à supporter seuls les investissements colossaux que demande la technologie. Dernier exemple en date : le rapprochement entre le groupe BMW et Jaguar Land Rover, qui vient tout juste d'être officialisé.

Les deux constructeurs ont annoncé qu'ils allaient s'unir dans le développement de groupes propulseurs électriques. Une équipe comprenant des experts des deux parties sera mise en place à Munich. Elle aura comme base de travail la chaîne de traction eDrive 5 de BMW, qui sera introduite dès l'année prochaine sur le iX3 et que l'on retrouvera donc à terme sur des véhicules Jaguar Land Rover. Cet ensemble pourra être modifié dans une certaine mesure selon les modèles, afin de respecter autant que faire se peut l'identité des deux marques, qui assureront chacune de leur côté les opérations de production.

Pour Klaus Fröhlich, membre du directoire de BMW, cet accord va offrir la "possibilité de répondre plus efficacement aux besoins des clients en réduisant les délais de développement et en commercialisant plus rapidement des véhicules et des technologies avancées". Nick Rogers, directeur technique de Jaguar Land Rover, estime pour sa part que les deux entreprises partagent des objectifs communs, et que la collaboration sera "mutuellement bénéfique". "Nous avons prouvé que nous pouvions construire des voitures électriques exceptionnelles mais nous devons à présent adapter les technologies à la prochaine génération de produits Jaguar et Land Rover", a-t-il commenté.

Pour BMW, il s'agit de la seconde alliance stratégique signée en 2019, après celle avec Daimler dans le domaine voiture autonome, qui réclame lui aussi des investissement colossaux. Les deux marques allemandes ont prévu de travailler sur la conduite autonome de niveaux 3 et 4, qu'elles espèrent démocratiser au cours de la moitié de la prochaine décennie.