La série noire n'entame pas le moral du pilote BMW.

"Il a connu un petit baptême du feu, j'imagine." Tels étaient les mots de Roger Griffiths, directeur de l'écurie BMW i Andretti Motorsport, lorsque nous lui avons demandé d'évaluer les débuts en Formule E de son pilote Alexander Sims, et comment ne pas lui donner raison ?

Sims avait joué la victoire à l'E-Prix de Marrakech pour sa deuxième course seulement, n'en étant privé que par un accrochage avec son coéquipier António Félix da Costa. Depuis, rien ne va plus : une pénalité pour un contact avec Edoardo Mortara l'a écarté du podium à Santiago ; le Britannique a été harponné par la Jaguar en perdition de Nelson Piquet Jr à Mexico, puis a heurté le mur à Hong Kong, a été quelque peu tassé dans la barrière par André Lotterer à Sanya et est à nouveau parti à la faute à Rome. Voilà un sacré palmarès pour celui qui nous expliquait à Marrakech vouloir éviter les accidents !

Le week-end dernier, rebelote : après un accident en EL2, Sims s'est fait harponner par Oliver Rowland à l'E-Prix de Paris. "La pluie a rendu les choses très délicates et difficiles", relate pour InsideEVs celui qui a enregistré trois abandons lors des quatre dernières courses. "Je m'efforçais de faire une course propre et de passer sous le drapeau à damier, ça fait un moment que ça ne m'est pas arrivé. Puis, encore une fois, quelque chose hors de mon contrôle s'est produit : je me suis fait percuter au virage 3. Je ne pouvais pas y faire grand-chose. Oliver est venu me présenter ses excuses, je suis sûr qu'il ne l'a pas fait exprès."

Ainsi, lorsque nous lui demandons d'évaluer sa première moitié de saison, Alexander Sims répond pour InsideEVs : "Difficile. Nous n'avons pas vraiment tiré le maximum de notre potentiel. J'en ai tiré beaucoup de leçons. À vrai dire, ce n'est pas si différent de ce à quoi je m'attendais ; on espère toujours que ça va bien se passer, mais il y a vraiment du positif à en tirer. De mon côté du garage, j'étais rapide par moments, nous sommes parvenus à égaler António lors de plusieurs week-ends en performance pure, mais je n'ai toujours pas fait un seul week-end propre. Il faut juste se concentrer là-dessus et obtenir les résultats que nous méritons."

Quant à savoir s'il s'agit bel et bien d'un baptême du feu comme l'a dit avec compassion son directeur d'équipe : "On peut le dire de bien des manières ; ça me paraît juste. Que ce soit ma faute, de la malchance avec des incidents de course provoqués par d'autres pilotes qui ont impacté ma course, ou des problèmes techniques, il y a eu des choses diverses et variées cette année. Mais je reste positif, parce que le travail fondamental est accompli."

Avec 18 points au compteur en huit courses, Alexander Sims n'est que 15e du classement général, bien loin des 70 unités engrangées par Félix da Costa. Pourtant, l'Anglais garde le sourire. "La vie est belle !" s'exclame-t-il. "Je suis pilote de course, je manie des bolides pour BMW. Il n'y a pas de quoi être déprimé ! Bien sûr, ça pourrait être mieux si les résultats étaient meilleurs, mais j'apprécie mon job et la vie que j'ai. C'est le principal. Et je vais persévérer."