Felipe Massa a été aveuglé par les projections d'eau à Paris.

S'il a fallu attendre 53 E-Prix pour avoir la première course de Formule E sous la pluie, Felipe Massa aurait probablement préféré s'en passer. Et pour cause : l'ancien pilote de Formule 1 a été handicapé par un problème de visière, celle-ci n'empêchant manifestement pas les projections d'eau de se nicher dans ses yeux.

Quatrième sur la grille de départ aux Invalides, Massa a pris la troisième place grâce à l'accident d'Oliver Rowland mais a ensuite progressivement perdu du terrain pour franchir la ligne d'arrivée au neuvième rang, non sans avoir été victime d'un contact avec la NIO d'Oliver Turvey.

"Malheureusement, il s'est mis à pleuvoir, et j'ai eu un problème que je n'avais jamais eu dans ma carrière", révèle le pilote Venturi pour InsideEVs. "Une grande quantité d'eau a décidé de traverser ma visière, et je ne sais pas pourquoi, mais ma vision était complètement obstruée. Je n'y voyais rien. J'ai dû faire toute la course sous la pluie avec la visière ouverte ; je l'ouvrais, je la fermais, je la rouvrais. J'ai dû ralentir par rapport à ce dont j'étais capable à cause de ce problème ; j'ai commis des erreurs et perdu des places à cause de ça."

"Malgré tout, j'étais quand même dans le top 6 [septième, ndlr]. Turvey a peut-être eu un problème, perdu les freins, et il m'a percuté et sorti au virage 3, au bout de la ligne droite. J'ai perdu beaucoup, beaucoup de places. Je me suis retrouvé 12e, j'ai eu un peu de chance avec les accidents à la fin et j'ai fini neuvième. Mais le plus gros problème, pour moi, c'était la visière. Ça ne m'était jamais arrivé auparavant. Il faut vraiment que j'analyse ce qui s'est passé avec Schuberth. Ça n'allait pas du tout."

Lorsque nous lui demandons à quel moment il a eu ce souci, Massa répond : "Tout de suite, dès que la pluie s'est intensifiée." Nous avons contacté Schuberth, qui n'a pas encore répondu à notre demande de commentaire.

Le vétéran brésilien, qui vient de fêter ses 38 ans, n'aura en tout cas pas eu la tâche facile, d'autant que les Formule E ont peu d'appui de manière générale. Pour lui, en piloter une dans ces conditions : "C'est délicat. Je dirais que cette course a montré que courir en ville est assez difficile. On voit la Formule 1 à Monaco, et c'est assez délicat avec peu d'adhérence. Ici à Paris, je pense que cela faisait partie des courses où il y avait le moins d'adhérence. Beaucoup, beaucoup de problèmes, des voitures qui sortent de piste, et c'est difficile de trouver l'adhérence. C'était une course très délicate, et sans le problème de visière, j'aurais pu marquer de bons points."

Propos recueillis par Tom Errington