Il avait signé la pole position, mais...

Pascal Wehrlein déplore la pénalité "injuste" qui lui a coûté la pole position pour l'E-Prix de Paris. Wehrlein était devenu le premier pilote à signer deux poles lors de la saison 2018-19, mais tout comme son coéquipier Jérôme d'Ambrosio, il a été disqualifié pour une infraction technique liée à la pression des pneus.

Un document de la FIA a expliqué que les mesures avaient été prises à deux reprises, "après les qualifications et une fois après la Super Pole", et qu'elles étaient "entre 1,48 et 1,56 bar au lieu du minimum de 1,60 bar". Le document ajoutait : "Même en prenant en compte la température extérieure de la piste et l'heure à laquelle la voiture a été examinée après son arrivée dans la pitlane, la pression des pneus ne respectait pas la fenêtre de fonctionnement du pneu Michelin Pilot Sport."

Team manager de Mahindra Racing, Joan Orus avait précédemment expliqué que la cause de l'infraction était l'outil de calibration utilisé par l'équipe et que cette pression inférieure conférait un "avantage très faible".

Wehrlein, quant à lui, déclare à InsideEVs qu'il trouve la décision injuste : "C'est frustrant, car il faut dire que les circonstances de la pénalité et la manière dont elle nous a été infligée ne sont pas justes", juge celui qui s'est classé dixième de la course. "Partir de la dernière place après avoir fait premier, c'est une grosse différence, qui n'est pas cohérente [par rapport à l'infraction]."

Lorsqu'il lui est demandé pourquoi il trouve la pénalité injuste, Wehrlein répond : "Parce que la pression des pneus était 0,05 bar trop basse, ce n'est rien. 0,05, pas 0,5. Ce n'est rien, et parce que j'étais l'une des dernières voitures en qualifications, [les commissaires] ont examiné les voitures devant – et la mienne, ils ont confirmé que ça leur avait pris dix minutes. Dix minutes, dans ces conditions, ça fait que [les pneus] sont froids et la pression est trop basse. La pression 'chaude' était trop basse, mais la pression à la sortie des stands était bonne. Nous avons essayé d'expliquer ça, que ce n'était pas notre faute. C'est néanmoins la décision qu'ils ont prise."

Lorsque nous interrogeons Jérôme d'Ambrosio sur le faible avantage en performance que son team manager Orus a mentionné, le Belge nous indique : "On ne peut jamais quantifier les choses comme ça. Je ne pense pas que ce soit grand-chose, mais les règles sont les règles ; nous avons commis une erreur, il faut faire avec et passer à autre chose. Comprendre l'erreur et passer à autre chose."

Une source au sein de la FIA a confirmé à InsideEVs que le protocole normal de mesure de pression des pneus avait été suivi et a maintenu la déclaration faite dans le communiqué d'origine.